Blog de Patrick d'Humières

Une semaine durable par an… ?

1 juin 2015

On a enfermé le développement durable dans la litanie des semaines promotionnelles ou commémoratives…c’est étroit mais ce n’est pas inutile et celle qui s’ouvre permettra une fois de plus de faire remonter dans nos esprits et nos agendas l’enjeu le plus important du siècle : hisser 10 milliards de personnes à un niveau de prospérité minimum, en préservant la planète, le climat, les ressources, dans le souci de nos valeurs.

Depuis la publication des 17 nouveaux objectifs du développement durable des Nations Unies, on sait mieux ce que recouvre ce « modèle durable », face aux défis de pauvreté, de santé, d’écologie, de préservation des ressources, d’accès aux biens publics etc.. Il est clair maintenant que le rendez-vous climatique est perçu au niveau de sa criticité par les gouvernements et c’est ce qui fait espérer un succès de la COP21.  C’est donc le premier enjeu collectif. Pour autant, il faut le remettre dans le jeu général d’une vision volontariste pour infléchir le modèle de développement de l’après-guerre. Si cette semaine 2015 peut faire avancer le jeu, au-delà de porter la priorité climatique, ce serait de faire comprendre aux acteurs, économiques et politiques, que « le modèle durable » n’est pas fumeux, qu’il est structuré autour d’une gestion des externalités bien caractérisée, appelant une co-régulation constructive, et prenant en compte l’interdépendance des facteurs de production. Et que ce modèle durable doit être aujourd’hui notre référentiel principal auquel il faut confronter les stratégies, les objectifs, les évaluations et les chantiers de progrès. On ne peut plus se contenter d’incantations et de renvoyer aux Etats la charge du changement, et se plaindre des réglementations croissantes à la fois. Comme on l’a fait jusqu’ici avec la taxation carbone, refusée pendant longtemps et remplacée maintenant par la demande d’un prix du carbone (ce qui n’est pas très différent !) . Cette inconséquence n’est tout simplement pas efficace, pour les deux camps concernés, ceux qui seront les gagnants de la nouvelle donne et ceux qui se voient aujourd’hui les perdants, s’ils ne bougent pas…L’accélération des choses devrait conduire à accélérer les mutations du management, encore beaucoup trop classique et conservateur dans nombre d’entreprises.

Faisons que cette semaine ne soit pas un temps à part mais un tremplin pour acteurs responsables, car nous avons aujourd’hui  en main toutes les cartes de la connaissance pour mieux orienter nos routes. Le modèle durable existe concrètement ; il repose sur un management responsable et se déploie en stratégie de changement autour d’une création de valeur qu’on appellera globale, intégrée, financière et extra-financière, peu importe, mais associant le succès de l’entreprise au succès de son eco-système.  Nous recommandons de passer désormais d’une semaine du développement durable à une année du développement durable, renouvelable…

Voir la vidéo : Comment le reporting peut contrinuer à un management durable –  http://youtu.be/64mOYXQi4ts

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